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Ma ville

Edito de Daniel Parisot, maire,

septembre 2019

La violence comme mode d’expression

En tant qu’homme, en tant que citoyen et en tant qu’élu, je suis effrayé par le mode de pensée de certains. Les médias nous abreuvent chaque jour d’exemples de violence et surtout de violences qui trouvent toujours un bien-pensant pour les justifier.

C’est ainsi que l’on parle couramment de violences policières et qu’un éminent philosophe trouve normal d’avoir recours à des actes répréhensibles pour se faire entendre. Il y a une différence entre la grève et la révolution, il y a une différence entre la démocratie et l’anarchie.

Le “bobo” qui soutient cela devrait se souvenir, qu’en son temps, un certain anarchiste a écrit que le droit de propriété était du vol et si l’on venait lui prendre son bien, accepterait-il ?

 La loi est la loi, l’ordre est l’ordre et que peut penser l’honnête citoyen qui se fait sanctionner pour quelques kilomètres au-dessus de la vitesse autorisée et ceux qui impunément brûlent une brasserie ou saccagent l’arc de triomphe. Nous avons la chance de vivre en démocratie, sachons l’apprécier ! Il en va de même dans la relation élu et usager. En effet, il est très courant que l’usager considère qu’il est un consommateur de services publics, voulant tout, tout de suite, croyant parfois qu’il s’agit d’un droit. Par ailleurs, le maire de Signes en voulant faire respecter un droit fondamental, celui du respect d’autrui et du bien commun, est mort. Il existe dans ce domaine une violence verbale qui s’attaque souvent plus à l’homme qu’à l’élu. C’est regrettable !

Chaque homme, quelle que soit sa fonction ou sa place dans la société, a le droit de prétendre à un minimum de considération. Cet édito sort quelque peu du cadre communal, mais il est parfois intéressant de s’arrêter pour réfléchir et se souvenir, par exemple, que dans un uniforme il y a toujours un homme.

Avec mes sentiments dévoués.

Votre Maire,

Daniel Parisot