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Histoire

Préhistoire

On a retrouvé sur le territoire de la commune des silex taillés et des grosses pierres en grès peut-être des reste de dolmens ou de menhirs.

Antiquité

On a retrouvé des monnaies d’époque romaine sur le territoire de Boves.

Moyen-Âge

Au début du Xe siècle, fut construite la motte castrale de Boves. Dans la basse cour du château, fut construit le prieuré Saint-Ausbert rattaché à l’Ordre de Cluny et qui au XIIe siècle dépendait du prieuré de Lihons-en-Santerre.

Juillet 1185 : Philippe-Auguste signa un traité qui mettait fin au conflit entre le roi et le comte de Flandre Philippe d’Alsace au sujet de l’héritage d’Élisabeth de Vermandois et qui permit au roi d’acquérir 65 châteaux du Vermandois, la ville d’Amiens et l’expectative de l’Artois.

Le traité de Boves de juillet 1185 est un traité conclu entre le roi de France Philippe Auguste et Philippe d’Alsace de comte de Flandre. Il est aussi appelé Paix d’Amiens. Il a été signé à Boves dans la Somme. Le traité met fin au conflit entre le roi et le comte au sujet de l’héritage d’Élisabeth de Vermandois (prénommée aussi Mabile), l’épouse du Comte Philippe. Cela concernait surtout la possession de l’Artois, qui revenait également à Éléonore la sœur d’Élisabeth.

Depuis, Éléonore avait épousé Mathieu de Beaumont, chambellan du roi. Philippe-Auguste avait promis de défendre ses droits. Ce traité fut révisé par le traité de Péronne du 2 janvier 1200.

En 1255, Nicolas V de Rumigny, également seigneur d’Aubenton et de Château-Porcien, est également seigneur de Boves par sa femme, Isabelle, fille de Robert de Coucy, dit de Boves; à ce titre, il confirme une libéralité de son frère Jacques en faveur de l’église de Foigny.

Sa veuve, confirme, en 1259, une charte de son mari, qui accordait à l’abbaye de Chaumont depuis 20 ans la moitié de sa pêche dans l’Aisne.

La seigneurie de Boves, possédée depuis le 11e siècle par la Maison de Coucy, passe aux Rumigny, puis en 1270 à la Maison de Lorraine par le mariage d’Isabeau de Rumigny avec Thibaut de Lorraine, fils aîné du duc Ferry III, et y restera jusqu’au commencement du 17e siècle. 4

16 octobre 1415 : le roi d’Angleterre, Henri V, négocia le passage de son armée contre des vivres en cherchant à traverser la Somme, 9 jours avant la bataille d’Azincourt. Ses soldats y volèrent du vin et demandèrent à Henri pourquoi il leur interdisait de remplir leurs bouteilles. Henri se fâcha, en disant qu’ils allaient prendre leurs estomacs comme leurs bouteilles et devenir trop ivres.

Époque moderne

Pendant la Ligue, le château de Boves servit d’arsenal aux Ligueurs. Pendant le siège d’Amiens, en 1597, le roi Henri IV séjourna à plusieurs reprises au château de Boves.

En 1606, le château de Boves, qui appartenait à la famille de Lorraine, fut confisqué et adjugé à Bénigne Bernard, maître d’hôtel d’Henri IV. La dernière propriétaire du château, la maréchale de Biron, détenue en tant que suspecte, fut condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire, le 27 juillet 1794 et exécuté le lendemain.

Époque contemporaine

Août 1835 : Victor Hugo visite les ruines du château.

Au cours de la guerre franco-prussienne de 1870, lors de la bataille d’Amiens des combats se déroulèrent sur le territoire de la commune de Boves les 26 et 27 novembre 1870. L’insuffisance des moyens humains et matériels ne permirent pas de faire reculer l’ennemi.

Le 8 septembre 1944, peu après la Libération d’Amiens et de sa région, les FFI de Boves découvrirent, à la lisière du bois de Gentelles, les cadavres de 26 Résistants fusillés par les Allemands, déposés dans deux fosses, anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale6.

L’église Notre-Dame-de-la-Nativité

L’église, partiellement classée monument historique, a été construite de 1805 à 1818 par l’architecte Etienne-Hippolyte Godde, elle est de style néoclassique.

Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Route de Fouencamps, la statue de bois a été mise en lieu sûr.

Monuments de la guerre de 1870

Dans un enclos se trouvent les monuments suivants :

Monument « À la mémoire des Français morts pour la défense de la Patrie 26-27 novembre 1870 », en forme d’obélisque sur base quadrangulaire, surmonté d’un christ en croix ;

Monument en forme de borne à la mémoire de BLARY Jean « mort pour la défense de la patrie 27 novembre 1870 » ;

Calvaire avec croix en fer forgé.

Ancien moulin

Ancien moulin de la fin du XIXe siècle, transformé en bâtiment industriel.

Mémorial du bois de Gentelles

Le mémorial a été construit à l’initiative de l’Union des Anciens de la Résistance de Corbie et environs en 1947, en bordure de la route de Roye à Amiens, sur un terrain donné par monsieur de Thézy.

Il honore la mémoire de 27 résistants (dont 5 non identifiés), assassinés par les Allemands en mai et août 1944 et dont les cadavres déposés dans deux fosses, anciennes cagnats de la Première Guerre mondiale, furent découverts le 8 septembre 1944. Les corps identifiés ont été inhumés et le charnier a été laissé en l’état depuis lors.

La réserve naturelle nationale de l’Étang Saint-Ladre

C’est la première réserve naturelle de Picardie, créée en 1979.

Personnalités liées à la commune

Sainte-Godeberthe : elle serait née vers 640, à Boves, d’une famille noble et pieuse. En 657, elle reçut le voile des mains de saint Eloi alors évêque de Noyon. Elle fonde ensuite un couvent de femmes, qui suivit la règle de saint Eloi.

Enguerrand de Boves(1042-116), comte d’Amiens, seigneur de Boves, Coucy et La Fère, véritable fondateur de la Maison de Coucy. Marié en premières noces avec Ade de Marle, il est le père de Thomas de Marle.

Jean de Boves, auteur de plusieurs fabliaux au XIIe siècle.

Henri de Lorraine-Vaudémontné à Boves en 1425?, évêque de Thérouanne puis de Metz, mort en 1505.

Patrick Lefèvre, auteur de plusieurs chansons, dont Terre de Boves.

René de Obaldia, poète, romancier et dramaturge. membre de l’Académie française.

Héraldique

Le blason de Boves